Quels sont les surnoms des 24 sélections à la CAN 2019 ?
jeudi 27 juin 2019
Quels sont les surnoms des 24 sélections à la CAN 2019 ?

La tradition d'associer un surnom à une équipe nationale est répandue aux quatre coins du monde. Mais en Afrique, la plupart des surnoms proviennent de noms d'animaux.

Certains surnoms suscitent la crainte chez l’adversaire à l’instar des Warriors du Zimbabwe, des Lions Indomptables du Cameroun ou des Léopards du RD Congo. D’autres suscitent clairement la sympathie à l’image des Antilopes noires de l’Angola, des Hirondelles du Burundi ou des Écureuils du Bénin. Pour l’anecdote, le président de la fédération béninoise a exprimé son envie de changer le surnom de l’Equipe Nationale qu’il trouve pas “assez intimidant”.

Quelques autres surnoms font référence à l’héritage démographique comme les Pharaons de l’Egypte et les Mourabitounes de la Mauritanie.

Trois nouvelles nations participent à la CAN 2019, d’où l'occasion de découvrir les « Bareas » de Madagascar, les « Hirondelles » du Burundi et les « Mourabitounes » de Mauritanie.

Nous avons collecté les surnoms des 24 qualifiés à Coupe d’Afrique 2019, comme suit :

  • Afrique du Sud : les « Bafana Bafana ». Jusqu'en 1994, toutes les équipes nationales d'Afrique du Sud étaient surnommés, comme les rugbymen double champions du monde, les « Springboks », du nom des gazelles typiques du pays. Les « Bafana bafana » (traduction : « les gars, les gars ! ») sont populaires depuis leur succès en Coupe d'Afrique en 1996 et depuis leur première participation à une Coupe du monde, en 1998, où ils avaient affronté la France (défaite 3-0 à Marseille). Comme les Nigérianes, les Sud-Africaines ont leur propre sobriquet : les « Banyana Banyana » (« les filles, les filles »).
  • Algérie : les « Fennecs ». Petit renard des sables du Sahara, espèce protégée, le fennec est le totem de la sélection algérienne. Sont aussi employés les termes de « Guerriers du désert » ou El Khedra » (les Verts), en référence à la couleur du maillot algérien.
  • Angola : les « Palancas Negras » ou les Antilopes noires. L'antilope noire – aussi appelée l'hippotrague noire – est un animal de la savane boisée d'Afrique australe.
  • Bénin : les « Écureuils ». Inventé dans les années 60, ce sobriquet devait symboliser le petit pays qui cherche à grimper habilement vers le sommet du football africain. Les Béninois n'y sont jamais parvenus (3 participations à la CAN, aucune en Coupe du monde), et réfléchiraient à un autre nom, plus ambitieux.
  • Burundi : les « Hirondelles ». Qualifiés eux aussi pour la première fois pour la phase finale de la Coupe d'Afrique, les Burundais auront bien besoin de la vélocité propre à l'hirondelle, oiseau migrateur, pour atteindre les huitièmes de finale.
  • Cameroun : les « Lions indomptables ». C'est l'un des surnoms les plus connus du monde entier, grâce au parcours du Cameroun de Roger Milla en 1990, première équipe africaine à atteindre les quarts de finale d'une Coupe du monde. Depuis, les Lions indomptables ont remporté trois CAN (2000, 2002, 2017), portées par des figures populaires comme Samuel Eto'o ou Rigobert Song.
  • Côte d'Ivoire : les « Éléphants ». Déjà associé au nom du pays – via l'ivoire – c'est tout naturellement que l'éléphant est le totem de la sélection ivoirienne de football, double vainqueur de la CAN.
  • Égypte : les « Pharaons ». Même s'ils auraient pu s'appeler les « Sphinx », à l'image de leur emblème, le sphinx de Gizeh, c'est tout naturellement que les Égyptiens ont pris le nom des fondateurs de leur pays, rois de l'Égypte antique. Les Pharaons règnent sur le continent africain avec 7 Coupes d'Afrique remportées depuis 1957, un record.
  • Ghana : les « Black Stars ». Le surnom des joueurs ghanéens, quart-finalistes de la Coupe du monde en 2010, est tiré directement du drapeau du pays, qui représente une grande étoile noire au milieu des bandes de couleur.
  • Guinée : Le « Sily national ». Voilà un qualificatif inconnu du grand public. Sily signifie « éléphant » en soussou, langue de l'Afrique de l'Ouest.
  • Guinée-Bissau : les « Djurtus ». Traduction : les « lycaons ». Le lycaon est un chien sauvage d'Afrique, entre la hyène et le loup, qui ne possède que 4 doigts à chaque patte.
  • Kenya : les « Harambee Stars ». « Harambee » est la devise du Kenya, inscrite en lettres blanches sur les armoiries du pays. Cela signifie « travaillons ensemble ».
  • Madagascar : les « Bareas ». Barea est un mot dialectique synonyme de « zébu », l'animal emblème du Grand Île qui participe pour la toute première fois à la CAN.
  • Mali : les « Aigles du Mali». Dans les années 70, l’équipe était entrainée par un sélectionneur allemand du nom de Karl-Heinz Weigang. Celui-ci l’approvisionnait en équipements et les maillots portaient souvent l’aigle allemand, emblème des rois d’Allemagne, sur le dos tel que le raconte le site net.

C’est là que Salif Keita, l’un des meilleurs joueurs maliens de l’histoire et ballon d’or africain, propose à ses coéquipiers d’adopter le surnom des Aigles. D’autres sources affirment que ce sont les journalistes maliens qui ont donné ce surnom à leurs joueurs en référence aux maillots portés.

  • Maroc : les « Lions de l'Atlas ». Avec le Cameroun et le Sénégal, le Maroc est le troisième pays à faire référence au « roi des animaux », symbolisant la puissance et la force ultime : le lion. Le lion de l'Atlas est une espèce éteinte à l'état sauvage, qui vivait autrefois en Afrique du Nord, et donc au Maroc.
  • Mauritanie : les « Mourabitounes ». Première CAN pour les Mauritaniens, entraînés par l'ex-Auxerrois Corentin Martins. Ils sont surnommés les « Mourabitounes » en référence à la dynastie des Almoravides, originaire de Mauritanie, qui a régné sur le Maghreb aux XIe et XIIe siècles.
  • Namibie : les « Brave Warriors ». Traduction : les guerriers courageux, un surnom qui se rapproche des « Warriors » du Zimbabwe.
  • Nigeria : les « Super Eagles ». Champions olympiques en 1996 et triples vainqueurs de la CAN, les « Super Eagles » sont une des plus grandes nations du foot africain. Symbole de force, l'aigle est présent au sommet des armoiries du Nigeria. Précurseurs, les Nigerians ont pensé à un équivalent pour la sélection féminine, qui a rencontré la France au Mondial. Les footballeuses nigérianes s'appellent les « Super Falcons » (faucons).
  • Ouganda : les « Grues ». La grue royale est l'animal symbole du pays, présent sur le drapeau de l'Ouganda. Lorsque l'Ouganda était sous domination britannique, le drapeau représentait, côte à côte, l'Union Jack et un dessin de grue. Contrairement à la grue, oiseau migrateur, la grue royale ne migre pas et est essentiellement présente en Afrique subsaharienne.
  • RDC : les « Léopards ». Une tête de léopard figure au centre des armoiries de la RDC. Entre 1997 et 2006 – juste après le changement de nom du pays, ex-Zaïre –, les joueurs de l'équipe nationale étaient surnommés les « Simba », ce qui signifie lion en swahili, langue répandue de l'Afrique de l'Est.
  • Sénégal : les « Lions de la Teranga ». Le surnom des Sénégalais est célèbre depuis 2002, année où les Lions de la Teranga avaient battu les champions du monde français lors du match d'ouverture, avant d'atteindre les quarts de finale de la compétition. Cette année-là, le Sénégal de Bruno Metsu atteignait aussi la finale de la CAN, son meilleur résultat. Teranga signifie « hospitalité » en wolof. Ce surnom est surtout employé à l'étranger, les Sénégalais se contentant généralement du mot « Lion ».
  • Tanzanie : « Kilimandjaro Stars ». Après 1980 (élimination au premier tour), c'est la deuxième participation de la Tanzanie à la CAN. Le Kilimandjaro est évidemment la montagne emblématique du pays (5 891 m d'altitude, point culminant de l'Afrique), d'où cette référence évidente. On nomme aussi les Tanzaniens « Taifa Stars » (les Étoiles du pays, taifa signifiant pays en langue swahili)
  • Tunisie : les « Aigles de Carthage ». L'aigle était un emblème de Carthage, capitale de l'Afrique du Nord sous l'Empire romain, détruite au temps d'Hannibal. La civilisation de Carthage a façonné la Tunisie.
  • Zimbabwe : les « Warriors ». C'est l'une des rares nations à n'avoir pas choisi de symbole animal. Les Zimbabwéens s'appellent les « Warriors » (les « Guerriers »), comme l'équipe de basket NBA de Golden State.

 

Elaboration de l'OGI

Sources:

benin24television.com

le360.ma

lepoint.fr

Francefootball.fr